Le soleil matinal dorait à peine les sommets enneigés des Alpes vaudoises que déjà, une joyeuse animation régnait au parking du col du Pillon. C’était un samedi d’automne, et pour la première fois, notre famille – mon mari Marc, notre fille Léa (8 ans) et moi – allions participer à une sortie organisée par la Section Romande du Teckel. Notre petit Oscar, un teckel à poil dur de trois ans, frétillait d’impatience dans son harnais, comme s’il savait que cette journée serait spéciale.
Nous étions un peu nerveux. Avions-nous bien préparé le sac ? Oscar supporterait-il la randonnée ? Mais dès que nous avons rejoint le groupe, toutes nos craintes se sont envolées. Une vingtaine de personnes, toutes accompagnées de leurs teckels, nous ont accueillis avec des sourires chaleureux. Il y avait des teckels nains, des teckels à poil long, des teckels à poil dur comme Oscar, et même un vieux teckel standard au museau grisonnant qui semblait être le doyen du groupe. L’ambiance était à la fois excitante et rassurante.
Le Départ et les Premières Découvertes
Notre guide, un passionné de la race répondant au nom de Philippe, nous a brièvement expliqué le parcours : une boucle de six kilomètres à travers les alpages, avec un arrêt pique-nique près d’un lac d’altitude. « Les activités teckel Suisse sont avant tout une question de partage et de respect du rythme de nos chiens, » a-t-il souligné. « Aujourd’hui, nous allons découvrir la nature comme un teckel la voit : avec le nez ! »
Dès les premiers pas, Oscar a changé de comportement. Fini le petit chien de salon qui réclame des caresses. Son corps s’est allongé, ses oreilles se sont dressées, et son nez s’est collé au sol. Il suivait une piste invisible, tirant doucement sur sa longe. Autour de nous, les autres teckels faisaient de même, formant une étrange procession de petits corps allongés et de queues agitées. Léa riait aux éclats en voyant Oscar renifler une touffe d’edelweiss avec une concentration absolue.
Le sentier grimpait doucement à travers une forêt de mélèzes. Les aiguilles dorées craquaient sous nos pas, et l’air sentait la résine et l’humus. À un moment, Oscar s’est arrêté net, une patte levée, le regard fixé Pas Cher Cartier sur un buisson. « Il a marqué un arrêt, » murmura une dame âgée à côté de nous. « C’est l’instinct du chasseur. » Effectivement, un léger froissement dans les feuilles trahit le passage d’un écureuil. Oscar n’a pas bougé, mais ses yeux parlaient pour lui. C’était fascinant de voir ce petit chien, si doux à la maison, se transformer en un véritable chien de travail, concentré et déterminé.
Un Incident au Ruisseau
La matinée se déroulait à merveille. Nous avions fait connaissance avec plusieurs propriétaires : un couple de retraités qui parcourait la Suisse avec leurs deux teckels, une jeune femme qui dressait le sien pour la recherche au sang, et un père avec son fils adolescent, tous deux vétérinaires. Chacun avait une histoire à raconter, et chaque histoire renforçait notre sentiment d’appartenance à cette communauté.
C’est alors que nous sommes arrivés devant un petit ruisseau. L’eau, claire et vive, cascadait sur les rochers. La plupart des chiens ont traversé sans hésiter, sautant de pierre en pierre. Mais Oscar, qui n’avait jamais vu de cours d’eau, a reculé. Il a mis une patte dans l’eau, puis l’a retirée vivement, comme s’il s’était brûlé. Léa a essayé de l’encourager, mais il restait figé, tremblant légèrement.
« Ne le forcez pas, » dit Philippe en s’approchant. « Les teckels ont parfois peur de l’eau. Laissez-lui le temps. » Il s’est accroupi près d’Oscar, a sorti une petite friandise de sa poche et l’a posée sur une pierre au milieu du ruisseau. Oscar a regardé la friandise, puis l’eau, puis la friandise. Son petit cerveau travaillait dur. Finalement, poussé par la gourmandise et par la confiance qu’il sentait dans la voix de Philippe, il a posé une patte, puis l’autre, et a traversé en deux bonds maladroits mais triomphants. Léa a applaudi, et même les autres participants ont souri. Ce petit exploit, anodin en apparence, avait quelque chose de profondément touchant. C’était la première fois qu’Oscar surmontait une peur grâce à la patience et à la bienveillance du groupe.
Le Pique-Nique et les Révélations
Nous avons atteint le lac d’altitude vers midi. L’eau était d’un bleu profond, presque irréel, et les sommets environnants se reflétaient parfaitement à sa surface. Nous avons étendu nos couvertures sur l’herbe rase, et les teckels, épuisés mais heureux, se sont couchés en rond, le museau posé sur leurs pattes. Certains somnolaient, d’autres surveillaient les sandwichs d’un œil intéressé.
Pendant le repas, la conversation a pris un tour plus sérieux. Philippe nous a parlé de l’importance des activités teckel Suisse pour la préservation de la race. « Beaucoup de gens voient le teckel comme un simple chien de compagnie, un objet de décoration, » expliqua-t-il. « Mais c’est un chien de chasse, un chien de terrier. Il a besoin de se dépenser, de suivre des pistes, de creuser. Sans ces activités, il peut devenir anxieux, voire agressif. »
Il nous a raconté l’histoire d’un teckel nommé Gaspard, abandonné par ses propriétaires parce qu’il « détruisait » le jardin. En réalité, Gaspard creusait simplement pour suivre l’instinct de ses ancêtres. La Section Romande du Teckel l’avait recueilli, et après quelques mois de travail avec un éducateur canin spécialisé, Gaspard était devenu un champion de pistage. « Aujourd’hui, il participe à toutes nos sorties, et il est le chien le plus équilibré que je connaisse, » conclut Philippe en caressant la tête du vieux teckel grisonnant – qui, nous l’avons alors compris, était Gaspard lui-même.
Le Retour et la Leçon Apprise
L’après-midi, le chemin du retour était plus facile, en descente. Les Pas Cher Omega Speedmaster chiens trottaient joyeusement, certains s’arrêtant pour gratter une motte de terre ou pour flairer un terrier abandonné. Oscar, désormais confiant, marchait en tête du groupe, sa queue dressée comme un étendard. Il s’arrêtait parfois pour nous regarder, comme pour dire : « Vous voyez ? Je suis un vrai teckel ! »
Mais le moment le plus mémorable survint juste avant d’arriver au parking. Un des teckels, un jeune nain nommé Biscotte, s’était écarté du sentier et avait disparu dans un fourré. Sa propriétaire, une femme d’une trentaine d’années, l’appelait en vain, la voix de plus en plus angoissée. Philippe a immédiatement organisé les recherches. « Restez en groupe, ne criez pas, laissez les chiens faire leur travail, » ordonna-t-il calmement.
Ce qui se passa alors fut presque magique. Oscar, Gaspard et deux autres teckels se mirent à renifler le sol en cercle, leurs queues battant l’air comme des métronomes. Soudain, Gaspard émit un jappement bref, et tous les chiens se précipitèrent vers un vieux terrier de blaireau, à moitié caché sous une racine. Biscotte était là, coincé dans le terrier, trop effrayé pour ressortir. Les humains ne pouvaient rien faire. Mais Gaspard, avec une patience infinie, s’allongea devant l’entrée du terrier et émit une série de petits gémissements doux. Après quelques minutes, Biscotte sortit la tête, puis tout son corps, et se blottit contre Gaspard. Les propriétaires poussèrent un soupir de soulagement. Les chiens s’étaient sauvés entre eux.
Ce jour-là, nous avons compris que les activités teckel Suisse ne sont pas de simples promenades. Ce sont des moments de communion entre humains et chiens, des occasions d’apprendre à lire les besoins profonds de ces animaux extraordinaires. Nous avons vu comment un groupe de passionnés peut transformer une simple randonnée en une aventure éducative et émotionnelle.
De retour à la maison, Oscar s’est endormi sur le canapé, ses petites pattes courant encore en rêve. Léa a dessiné une fresque de notre journée : des teckels escaladant des montagnes, traversant des ruisseaux, sauvant des amis. Marc a consulté le site de la Section Romande du Teckel pour s’inscrire à la prochaine sortie. Et moi, j’ai compris que le teckel n’est pas seulement un chien. C’est un compagnon de route, un explorateur infatigable, un cœur courageux dans un corps allongé. Et que la meilleure façon de l’aimer, c’est de lui offrir la nature, la liberté et la complicité d’une meute.
